La passion, le professionnalisme et la précision de Girard-Perregaux
En visitant la manufacture Girard-Perregaux, on comprend sans peine les raisons de la pérennité de cette vénérable entreprise bicentenaire, tout en saisissant le savoir-faire exquis, le dévouement et la passion qui font de la marque l'une des rares et « véritables » manufactures horlogères indépendantes de Suisse.

Un berceau au cœur de l'Arc jurassien
La manufacture et ses ateliers sont implantés à La Chaux-de-Fonds, que les professionnels de l'horlogerie surnomment à juste titre le berceau de l'art horloger. Aujourd'hui, cette cité ancrée dans le massif du Jura à plus de 1 000 mètres d'altitude constitue le fer de lance de la troisième industrie d'exportation suisse, alors qu'au XVIIIe siècle, l'horlogerie n'était encore qu'une industrie domestique.(fausse AP)
Les ébauches, les platines, les barillets et bien d'autres composants sortent de la Villa Marguerite, située à une centaine de mètres du siège. Dans ces ateliers aussi vastes qu'historiques, les éléments constitutifs de la montre sont façonnés par des machines dont certaines rejoindront bientôt, non sans fierté, les collections du musée de la marque.
La précision érigée en seconde nature
Après avoir été découpés et soigneusement usinés dans un autre atelier ultramoderne, les boîtiers et bracelets rejoignent le bâtiment principal pour y subir — au même titre que les composants de mouvements semi-finis — de rigoureux contrôles de qualité, des opérations de polissage et des mesures minutieuses avant d'être validés pour l'assemblage.
À mesure que l'on s'élève dans les étages du bâtiment principal, les tâches se complexifient. Du spiral aux organes réglants en passant par les échappements, tous les composants horlogers y sont contrôlés à répétition afin de garantir une précision absolue. Au dernier étage, les maîtres-horlogers hautement qualifiés procèdent à l'assemblage final du mouvement et à son emboîtage. Ici, la précision est une véritable seconde nature : les artisans doivent veiller scrupuleusement à ce que chaque pièce réponde aux strictes normes de qualité de Girard-Perregaux.
Au cœur du bâtiment principal se trouve la pierre angulaire de la marque : le département de recherche et développement. Plus de vingt horlogers et ingénieurs y pilotent chaque étape, de la conception initiale du garde-temps jusqu'aux produits finis.
Une histoire jalonnée d'inventions majeures
Fondée en 1791 par Jean-François Bautte à Genève, la maison est rachetée en 1854 par Constant Girard, (Cartier pas cher)qui épouse Marie Perregaux. Dès 1856, la manufacture s'installe officiellement à La Chaux-de-Fonds sous le nom de Girard-Perregaux. Quelques années plus tard, Constant Girard invente le célèbre « Tourbillon sous trois Ponts d'or », récompensé par des médailles d'or aux Expositions universelles de Paris en 1867 et 1889.
Au fil des décennies, la maison n'a cessé d'innover :
1966 : Lancement du premier mouvement mécanique haute fréquence (36 000 alternances par heure).
1969 : Production du premier mouvement à quartz cadencé à 32 768 Hz, devenu la norme universelle de l'industrie.
1991 : Réduction du format de la célèbre montre de poche à trois Ponts d'or pour l'adapter au poignet.
1993 : Lancement de la collection Girard-Perregaux pour Ferrari, comprenant des quantièmes perpétuels et des tourbillons.
Girard-Perregaux aujourd'hui
Reprise en 1992 par Gino Macaluso, Girard-Perregaux fait aujourd'hui partie du groupe Sowind. La marque distribue ses créations dans 55 pays à travers le monde, s'appuyant sur un riche patrimoine précieusement conservé, notamment au sein du musée ouvert en 1999 dans la splendide Villa Marguerite.
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